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31/01/2006
Boulot, boulot, boulot
Note à moi-même:
Quand quelqu'un te dit que cela ne fonctionne pas, avant d'aller voir un mec du système pour demander ce qui se passe, penser à faire des vérifications de base parce que si le mec de départ est un couillon fini, toi aussi tu auras l'air d'un couillon.
Là en gros, ça a donné :
Couillon de base – Hé Jid, le système il n'ont encore rien fait sur la demande 12325 que j'ai créée la semaine dernière
Moi- Ok, je vais voir ça avec eux (c'est pas mon boulot mais je suis de plus en plus sociable)
Moi - Bonjour, j'ai ça qui ne fonctionne pas, mon numéro de demande est le 12325
Système – Demande 12325, oui, elle est dans la base donnée mais à l'état brouillon, vous ne l'avez pas validée donc nous n'avons pas travaillé dessus.
Moi - ...
Moi -...
Moi - ... ok, merci, je suis un couillon, au revoir!!!
C'était un extrait de ma journée de boulot éprouvante hier, avec un petit moment de répit où j'ai eu le temps de lire ce petit billet chez Bernard Salanié
Et ça m'a fait sourire (jaune mais sourire quand même) : hier j'ai suivi les procédures mises en place ces dernières années, il a fallu 5 heures (et 4 intervenants) pour résoudre un problème (et encore j'ai passé 3 coups de téléphones pour accélérer la demande).
Il y a encore peu de temps, j'aurais passé un coup de fil, envoyé un mail de validation (donc à un seul intervenant) et cela aurait été résolu dans la demi-heure.
Enfin, il faut voir le bon côté des choses : cela donne du boulot à un maximum de personnes.
11:50 Publié dans Société | Lien permanent
Commentaires
Mais nan!!! Pas un couillon!!! Ramoli du cerveau peut être...j'ai toujours eu l'impression de perdre des neuronnes à chacune des naissances de mes enfants....et j'interdit quiconque de dire que ce n'est pas une impression!! :-)
Ecrit par : Pim | 31/01/2006
Quand je bossais en usine (la fois ou je faisais un genre de secretariat), les gens venaient me voir avant d'appeler le service informatique (put.. je sais plus ecrire francais.. desole pour les fautes, hein !). J'ai donc eu le plaisir de configurer des imprimantes, et d'appuyer sur la touche "insert" pour la secretaire qui se battait depuis un heure pour corriger un texte aui s'effacait au fur et a mesure qu'elle saisissait. (imagine la tete de la fille...)
Le meilleur, c'est quand un type me dit: tu me prete ton tel, l'imprimante a etiquette fonctionne pas. Moi: attends, j'vais voir ! ... elle etait pas branché !
Donc je confirme: verifier avant d'avoir l'air con !
Ecrit par : Cloporte | 31/01/2006
Et encore, tu es dans le même bâtiment.
Imagine l'utilisateur final qui fait un Incident/une Observation (selon le verbiage en vigueur dans l'entreprise) qui transmet au chef de projet interne qui renvoie au consultant interne qui aiguille vers le consultant externe (sous-traitant) qui confirme, transmet au mec de la technique (sous-traitant aussi) à l'étage en-dessous, qui lui ne sert en fait que d'interface au centre de développement de sa SSII (à Toulouse au mieux, à Bengalore au pire) ; ce dernier duplique donc l'Observation de l'utilisateur final dans l'intranet de ses lointains collègues, ce qui déclenche un ticket et un forfait de 2 j d'analyse.
Mais parce qu'il connaît le développeur à l'autre bout du fil, lequel est un petit jeune qui bosse entre midi et deux et n'a pas encore compris que ça ne servait pas à grand-chose pour sa carrière, le problème est résolu dès le lendemain, et le consultant technique-interface-chez-le-client renvoie donc au fonctionnel qui valide la correction sur le serveur de test, puis repasse au consultant interne qui valide sur le serveur de recettes (le transfert entre chaque serveur nécessite bien sûr une mise en production avec 24h de délai). Ouf !
Mon client précédent était plus rapide (j'étais en régie) : souvent un coup de fil de l'utilisateur au sous-traitant-qui-fait-tout-le-boulot-technique (moi), je regarde pendant que l'utilisateur remplit trois champs dans l'intranet quand même pour le principe, correction parfois dans la foulée, signature de la mise en production par le chef de projet à 2 m de moi, et je me retourne pour demander une mise en prod. C'était juste une usine de 1000 personnes et je trouvais déjà ça bureaucratique...
Franchement, les problèmes de communication, de bonne volonté, et motivation (on fait toujours plus d'efforts pour des gens avec qui on mange à midi que pour des inconnus) augmentent avec le cube du nombre des gens impliqués. Tout sous-traiter ne fait qu'empirer les choses en rajoutant plusieurs strates de hiérarchies et en coupant l'utilisateur du développeur.
Mais il faut bien occuper le monde...
Ecrit par : Christophe | 31/01/2006
Pim> ce n'est pas de la perte, seulement une mise en sommeil
Cloporte> c'est toujours agréable de savoir que la connerie est universelle
Christophe> on y arrive : nos chefs ont la pression car dans leurs objectifs, ils doivent trouver des projets à sous-traiter en Inde(et on ne leur en trouve pas, hihihi)
Ecrit par : Jid répond au courrier | 01/02/2006
Tu aurais du être fonctionnaire, le pays où le couillon est roi
Ecrit par : FdM | 01/02/2006



