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31/08/2005
De l'inconscient(ce) du camescope
Le camescope est une invention qui fait rien qu'à embêter le peuple élu (c'est-à-dire la population à minimum de geekitude).
Ne vous en faites pas, je ne vais pas vous faire une liste des lois de murphy associées, il y a des sites spécialisés pour cela.
Je ne vais même pas m'intéresser à son utilisation pour vidéo-gag : non comme d'habitude dans ce blog, je m'en vais développer la vérité vraie.
Prenons un humain normal en train de se regarder dans le miroir, c'est pour lui une pratique quotidienne, ou multi-quotidienne, ou heurienne, voire cinqminutienne (ouais je sais, ce sont des néologismes mais je ne connais pas les véritables adjectifs temporels associés)
- de sexe féminin ♀ ça donne à peu près : ah mon dieu, ce que je peux être grosse, pourtant quand j'avais 12 ans, je ne ressemblais pas du tout à ça
- de sexe masculin ♂ ça donne plutôt : bon, je me suis peut-être un peu empaté ici et/ou là mais dans l'ensemble je reste pas trop mal
Mais ce qu'on oublie, c'est que l'insconscient est tapi pas loin: quand le message visuel arrive au cerveau, il y a un post-it dessus avec marqué :
attention c'est ton propre corps que tu regardes alors n'oublie pas d'activer le filtre "comment je me vois".
Mais l'inconscient, il nous arrive tous droit des âges farouches de quand Rahan il a découvert le miroir pour se raser avec son coutelas d'ivoire et le camescope et ben le fils de Crao il connaissait pas et donc l'insconscient il a pas assez de "scient" et trop de "con" pour arriver à faire la même chose en temps réel quand tu regardes la cassette des vacances (alors qu'il y arrive à peu près pour les photos) et le post-it il arrive avec un temps de retard.
Et là ça donne :
- ♀ : c'est qui la pétasse qui roule du cul à côté de mon mari? Ouah, c'est moi, chouette, ils me vont bien ces vêtements.
- ♂ : c'est qui le gros tas flasque qui parle à ma femme? Oh merde, c'est moi, zut, il va falloir que je me (re)mette à faire des abdos.
22:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
Rire et culture
Billet écrit à la volée suite aux commentaires chez vetoblog (un blog avec des animaux partout, partout et parfois même de l'intérieur)
L'une des propositions ci-dessous est fausse (j'espère), saurais-tu deviner laquelle?
- En arabe, chat se dit "quatt"
- En kabyle, chat se dit ''amshish"
- En turque, chat se dit "kebab"
00:49 Publié dans Billets d'ailleurs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Test2
00:44 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29/08/2005
DDE bledique
Le bled de ma belle-famille se situe en sortie de Bejaia sur la route qui mène à Alger (150 km).
C'est donc une route fréquentée et (soit-disant) rapide : sur les 1ers kilomètres la route est droite, bordée à gauche par la voie ferrée et à droite par les différents bleds.
Ça ressemble aux routes des zones industrielles françaises où les magasins se concentrent sur le bord : les voitures, les camions, les bus s'arrêtent donc directement sur le bas-côté.
Sur la photo ci-dessus (désolé de la netteté mais le vent ramène du sable sur le pare-brise et le salit aussi vite qu'on le nettoie), il y a un magasin en arrière-plan, une voiture arrêtée devant, un groupe de gens qui attendent le bus.
Vous noterez surtout les éléments de sécurité rajoutés ces dernières années:
- le terre-plein central dont l'anecdote principale est que certains tronçons ont été détruits par des particuliers pour se faciliter la vie - pour faire demi-tour, il faut aller 3 kilomètres plus loin- puis reconstruits par les autorités
- le ralentisseur dos-de-dromadaire (juste au 1er plan). Les dos-de-dromadaire ont la particularité d'être extrêmement fins pour leur hauteur et donc potentiellement ressemblent plus à une rampe de lancement qu'à un ralentisseur si vous êtes à grande vitesse.
Une petite devinette : d'après vous, où donc les ouvriers ont-il trouvés la matière première pour construire le ralentisseur?
D'après moi, la réponse c'est : dans la route elle-même. J'ai en effet noté qu'à pratiquement chaque ralentisseur était associé un nid-d'autruche pas très loin.
En Algérie, c'est pas un GPS couplé à un détecteur de radars qu'il faut pour rouler, c'est un GPS avec un détecteur de trous et bosses!
19:05 Publié dans Bleditude | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
25/08/2005
Conduite bledique
La conduite dans la région de Bejaia (et donc je suppose dans l'Algérie entière) est un sport, voire un art (à moins que ce ne soit tout simplement de la stupidité, voire de l'insconscience).
Déjà les feux de signalisation n'existent pas, pas plus que les priorités : c'est donc la loi de la jungle (un mélange de la loi du plus fort mixée à la loi du plus rapide, du plus bluffeur et de celui qui a le moins peur de rayer sa carosserie).
En revanche sur les routes hors des villes, c'est la revanche : les possesseurs de chevaux (sous le capot) ont la pédale joyeuse. Toutes les routes se retrouvent alors avec au moins une voie supplémentaire que marquée (je pense notamment à une portion de route composée d'un tournant en haut d'une petite montée -avec donc aucune visibilité- où systématiquement il y a un véhicule sur la bande blanche soit dans un sens, soit dans l'autre : à chaque fois que nous y passions, j'avais l'impression d'être dans une loterie).
Une fois, nous avons fait un peu de montagne, ça faisait longtemps que je n'avais pas eu aussi souvent peur en aussi peu de temps.
Pour moi, l'explication est simple (en plus du fait que le permis de conduire peut être acheté au marché noir) : il y a 10 ans, le véhicule principal était le deux-roues (euh, il faut mettre un "s" à "un" deux-roues ?) et en très/trop peu de temps il a été remplacé par la voiture : moralité, ils conduisent encore comme s'ils étaient en mobylette!
21:35 Publié dans Bleditude | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Langage des signes pour enfant
Un billet intéressant chez lesnous3.
20:50 Publié dans Billets d'ailleurs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24/08/2005
Phrases qui énervent
(désolé, j'ai pas le temps de bosser sur mes billets de bled, je publie donc un vieux truc que j'ai écrit)
Une phrase type associée à celle de ce billet là m'a forcé à pondre un billet dans la lancée des phrases qui font peur (qui m'avaient valu une Embrunsisation - qui ne m'a d'ailleurs rapporté aucun commentaires des visiteurs ;-( une floppée de "phrases qui énervent" : ces phrases que l'on entend de (trop) nombreuses fois et qui en plus n'appellent pas de réponses.
(par simplicité, ma référence est masculine)
Tu préfères qui, ton papa ou ta maman?
Tu aimes ton papa? et ta maman?
Tu aimes les légumes
Tu veux faire quoi plus tard?
Elle est gentille ta maitresse?
Tu penses avoir ton bac?
Tu veux faire quoi comme études?
Ça te mène à quoi ces études là?
Voulez-vous une augmentation?
Ils font quoi ces parents?
Voulez-vous prendre pour épouse?
Et si j'arrêtais la pilule?
Tu préfère quoi une fille ou un garçon?
Il ressemble à qui?
19:25 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
23/08/2005
Islam de comptoir
Attention, ce titre ne récèle aucune méchanceté, il met seulement en évidence que les propos écrits ci-dessous ne sont que du niveau de conversations de comptoir (et n'auraient jamais dû en sortir).
J'ai compris plein de choses sur la vie dans les pays musulmans lors de ces vacances au bled et bien entendu je vous livre quelques une de mes conclusions hatives et poussives.
- interdiction du porc :
tout simplement par raison sanitaire, aucune conservation possible par cette chaleur
- interdiction de l'alcool :
plutôt qu'une interdiction véritable, c'est une simple question de bon sens, un verre sous le soleil te casse directement la tête
- la ségrégation homme-femme :
par chance, en effet c'est beaucoup plus facile de s'amuser quand il y a peu de probabilités de tomber sur une amie de ta femme
- se laver les mains et les pieds avant la prière :
encore une fois par hygiène, au moins on se nettoie plusieurs fois par jour
- la prière :
pour trouver quelque chose à faire pendant la journée tellement c'est mort
- utilisation de l'eau au lieu de papier toilette :
mettez donc du papier toilette dans un trou dépourvu de chasse d'eau, en quelques jours ce sera complètement engorgé
(en plus l'eau nettoie quand même mieux, mais les sociétés "civilisées" ont tellement honte de la fonction d'excrétion qu'elles veulent y toucher le moins possible - vivement que les toilettes à la japonaise (avec jet d'eau tiède intégré) deviennent disponibles au grand public)
-la main de fatmah (ou fatimah, ou fatima, ou..) :
le matin en France quand je mets du déodorant, je fais le signe de croix (un trait vertical de la gorge au nombril puis un trait horizontal entre les 2 aisselles)
en Algérie, je mets tellement de déodorant que je trace une main de Fatmah!
07:35 Publié dans Bleditude | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
21/08/2005
Soleil
Sur le billet précédent, Miss lulu me pose une question sur ma couleur de peau, disons que comme le soleil d'Algérie est un peu agressif, j'ai un peu changé de teinte.
J'étais justement en train de trier les photos et sous les yeux une photo faite après un pique-nique sur la plage.
(et pas besoin de me parler de mon double-menton, merci)
(vous remarquerez aussi les poils détrempés par la sueur)
17:20 Publié dans Bleditude | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
20/08/2005
Four cyclone : publi-information
Vous connaissez la pub pour le four cyclone, celui qui est en vedette des télé-achats depuis plusieurs années ?
Depuis que je l'ai vue, je me demandais si ça fonctionnait bien et bien maintenant je le sais!
Non pas que je l'ai testé en vrai, non, je l'ai carrément testé en grandeur humaine.
Pour bien vous faire comprendre ce que l'on peut ressentir quand il fait chaudchaud (oui "chaud" tout court ça ne suffit pas) dans certains pays (exemple l'Algérie), une bonne analogie serait :
- fermez hermétiquement votre cuisine
- mettez votre four en auto-nettoyage
- restez devant la ventilation du four toute la journée et toute la nuit
Sur 2 semaines, on a eu 2 jours comme cela : une chaleur intense avec un vent chaud qui interdit tout refroidissement même par évaporation de la sueur.
Heureusement que les autres jours étaient vraiment agréables : une grosse chaleur mais avec du vent qui fait que la température ressentie est tout à fait supportable (pour des vacances)
Si le voyage avait commencé comme lors de ces deux jours, je vous jure que j'aurais fait demi-tour directement tellement c'est désagréable de se sentir cuire tout doucement (en plus en rajoutant le bruit des sangliers la nuit, tu as l'impression que des grosses bêtes attendent que la cuisson soit finie).
Petite explication : les autochtones appellent cela, le "vent de feu" non pas par analogie mais vraiment au sens littéral :ce serait un incendie sur une montagne dont la chaleur est transportée par le vent sur de nombreux kilomètres.
16:25 Publié dans Bleditude | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note





